Aller au contenu

Psy en ligne : comment se passe une thérapie en visio

Personne avec un casque audio assise sur un canapé devant un ordinateur portable, en séance de thérapie en visio

Caler un rendez-vous chez le psy entre deux obligations, faire le trajet chaque semaine : pour beaucoup, c’est ce qui bloquait. Aujourd’hui, une partie des psychothérapies se déroule en vidéo, et l’on trouve facilement un psy en ligne. Beaucoup hésitent encore : est-ce que ça marche vraiment à travers un écran ? Est-ce qu’on parle aussi librement ?

Une séance en visio, concrètement

Une consultation psy en ligne ressemble beaucoup à une séance en cabinet. Le thérapeute pose le cadre, écoute, relance, propose parfois des exercices. La durée et la régularité restent les mêmes. Pour la confidentialité, le thérapeute doit utiliser un outil de téléconsultation sécurisé, et c’est au patient de s’installer là où personne ne l’entend. Ce qui change surtout, c’est l’organisation : plus de trajet ni de salle d’attente, et un suivi qui tient même avec des horaires chargés ou des déplacements.

En ce moment

Pour certaines personnes, c’est ce qui rend la démarche possible. Quand l’anxiété rend les sorties difficiles ou qu’on vit loin d’une grande ville, consulter depuis chez soi lève un premier obstacle. Certains préfèrent aussi ne croiser personne de connu en salle d’attente.

La thérapie en ligne est-elle aussi efficace qu’en cabinet ?

Les études sur la téléconsultation en santé mentale sont plutôt rassurantes : pour les troubles anxieux, la dépression légère à modérée ou le stress, les résultats obtenus en vidéo sont proches de ceux du cabinet. Le lien avec le thérapeute, ce que les praticiens appellent l’alliance thérapeutique, se construit aussi à distance quand le cadre est clair.

Les thérapies cognitives et comportementales s’y prêtent bien. Elles reposent sur un travail structuré : repérer ce qui déclenche une peur, observer ce qui l’entretient, puis expérimenter d’autres réponses entre les séances. Faire ces exercices chez soi, là où les difficultés se présentent vraiment, est parfois un avantage. Les approches centrées sur la parole, comme la psychanalyse, se pratiquent aussi en visio, même si la question fait encore débat chez certains praticiens.

À lire aussi :  Ce bras inerte au réveil peut trahir un AVC survenu dans la nuit, que l'IRM permet encore de soigner en dissolvant le caillot si l'on appelle sans attendre

Quand la visio ne convient pas

La visio n’est pas adaptée à toutes les situations. En cas de crise suicidaire, il faut appeler le 3114, le numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable jour et nuit. En cas d’urgence vitale, le 15 ou le 112. Un trouble sévère qui demande une prise en charge médicale passe d’abord par un médecin. Consulter depuis chez soi pose aussi problème quand on ne peut pas y parler librement, par exemple quand un proche est la source du problème. Un thérapeute sérieux dit dès le premier échange si la distance lui paraît un frein.

Bien choisir son psy en ligne

Psychologue, psychiatre et psychothérapeute sont des titres protégés en France. Un psychothérapeute est enregistré auprès de l’Agence régionale de santé et dispose d’un numéro RPPS, vérifiable sur l’Annuaire Santé. C’est un filtre utile face aux coachs et « thérapeutes » sans titre qui se multiplient en ligne.

À lire aussi :  Hystérectomie : quand et pourquoi retirer l’utérus ?

Il est ensuite utile de regarder la façon de travailler du praticien. Certains proposent surtout des TCC, d’autres un travail de parole, d’autres combinent les deux. Rodolphe Oppenheimer, psychothérapeute en ligne, par exemple, reçoit adolescents et adultes en visio et associe TCC et psychanalyse selon la demande. Pour un adolescent, la démarche se fait avec l’accord des parents. Dans tous les cas, la présentation d’un thérapeute, sa formation et les difficultés qu’il prend en charge donnent une idée de son approche avant de le contacter.

Côté budget, les séances chez un psychothérapeute ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie, mais certaines mutuelles en prennent une partie en charge. Mieux vaut poser la question à la sienne avant de commencer.

Préparer sa première séance

Quelques précautions rendent la séance plus confortable. On choisit une pièce où l’on ne sera pas dérangé, on prévient son entourage, on met un casque si les murs sont fins. Une connexion correcte suffit, et un ordinateur ou une tablette posés à hauteur du visage valent mieux qu’un téléphone tenu à la main. Certains gardent un carnet à côté d’eux pour noter ce qui leur vient ou les exercices de la semaine.

La première séance sert aussi à vérifier que le courant passe. On y parle de ce qui amène à consulter, de ses attentes et du rythme possible. Une gêne face à la caméra est normale au début et s’estompe en général au bout de quelques séances. Certains patients disent même parler plus facilement depuis chez eux. Et si l’on ne se sent pas à l’aise avec le praticien, il est tout à fait légitime d’en changer.

La parole aux lecteurs

Commentaires

Chaque commentaire est relu par la rédaction avant publication.

Aucun commentaire publié pour l’instant. Votre expérience ou votre question peut être la première.

Réagir à cet article

Votre expérience, une question, une précision : la rédaction lit tout.

Règles de publication
  • Chaque commentaire est lu par la rédaction avant d’être publié, parfois quelques heures après l’envoi.
  • Sont refusés : publicité, liens, propos injurieux ou discriminatoires, accusations visant une personne ou un établissement nommés, informations de santé sur une autre personne, coordonnées personnelles.
  • Un nom de famille ou un détail qui permettrait de vous reconnaître peut être retiré avant publication.
  • Les liens et la mise en forme sont supprimés automatiquement.

Dans la même rubrique