{"id":5179,"date":"2026-11-05T21:00:00","date_gmt":"2026-11-05T20:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/?p=5179"},"modified":"2026-11-05T21:00:00","modified_gmt":"2026-11-05T20:00:00","slug":"dpi-a-test-embryons-fiv-ministre-favorable-qui-aurait-droit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/dpi-a-test-embryons-fiv-ministre-favorable-qui-aurait-droit\/","title":{"rendered":"La ministre de la Sant\u00e9 se dit favorable au DPI-A, ce test des embryons de FIV interdit en France qu&rsquo;une proposition de loi ouvrirait aux femmes apr\u00e8s 35 ans"},"content":{"rendered":"<p>Marine Tondelier a relanc\u00e9 la question le 3 novembre, journ\u00e9e de la fertilit\u00e9. Sur ses r\u00e9seaux sociaux, la candidate \u00e9cologiste \u00e0 la pr\u00e9sidentielle a racont\u00e9 ses trois ann\u00e9es de PMA, ses fausses couches, puis l&rsquo;examen qu&rsquo;elle est all\u00e9e faire en Belgique pour <strong>\u00ab au moins 10 000 euros \u00bb<\/strong>, le cycle de f\u00e9condation in vitro compris. [1][2] D\u00e8s le lendemain, la ministre de la Sant\u00e9 lui a r\u00e9pondu. Le m\u00eame jour, le comit\u00e9 de pilotage du plan fertilit\u00e9 avait remis son rapport, favorable \u00e0 cet examen selon Ouest-France, et une proposition de loi transpartisane attend d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e. [4][5] Ce qui manque au d\u00e9bat, c&rsquo;est la mesure de ce qu&rsquo;il changerait : <strong>qui pourrait y pr\u00e9tendre, combien de parcours de FIV sont concern\u00e9s, et ce que le test sait vraiment voir<\/strong>.<\/p>\n\n<h2>DPI-A : ce que la ministre de la Sant\u00e9 a dit, et ce qu&rsquo;elle attend<\/h2>\n\n<p>Interrog\u00e9e sur Sud Radio le 4 novembre, St\u00e9phanie Rist s&rsquo;est dite <strong>\u00ab favorable \u00e0 titre personnel \u00bb<\/strong> \u00e0 la l\u00e9galisation du diagnostic pr\u00e9implantatoire des aneuplo\u00efdies, le DPI-A. \u00ab Je pense qu&rsquo;il faut avancer sur ce sujet \u00bb, a-t-elle ajout\u00e9, tout en reconnaissant qu&rsquo;il \u00ab peut \u00eatre clivant \u00bb parce qu&rsquo;il suppose une s\u00e9lection des embryons. Sur X, elle a pr\u00e9cis\u00e9 le chemin : le sujet \u00ab doit \u00eatre d\u00e9battu au Parlement dans le cadre des lois de bio\u00e9thique, \u00e0 la lumi\u00e8re des travaux du Comit\u00e9 consultatif national d&rsquo;\u00e9thique et des donn\u00e9es scientifiques \u00bb. [1][2]<\/p>\n\n<p>Ce n&rsquo;est donc pas une annonce du gouvernement, et <strong>rien ne change pour les couples tant que la loi n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e<\/strong>. Le Comit\u00e9 consultatif national d&rsquo;\u00e9thique (CCNE) doit publier cet automne un avis tir\u00e9 des \u00c9tats g\u00e9n\u00e9raux de la bio\u00e9thique 2026. Leur synth\u00e8se, parue en juillet, d\u00e9crivait des positions contrast\u00e9es : une ouverture limit\u00e9e \u00e0 certaines situations cliniques \u00e9tait envisag\u00e9e par certains participants, <strong>\u00ab sans adh\u00e9sion \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ralisation \u00bb<\/strong> et avec une demande forte d&rsquo;encadrement national. [11]<\/p>\n\n<p>Un texte pr\u00e9cis existe pourtant d\u00e9j\u00e0. La proposition de loi n\u00b0 3314, d\u00e9pos\u00e9e le 13 octobre 2026 par la d\u00e9put\u00e9e Constance de P\u00e9lichy (Liot) et sign\u00e9e par 96 d\u00e9put\u00e9s au total, des \u00c9cologistes \u00e0 la Droite r\u00e9publicaine, vise \u00e0 autoriser le DPI-A sans attendre une r\u00e9vision d&rsquo;ensemble de la loi de bio\u00e9thique. [5] C&rsquo;est lui qui permet de r\u00e9pondre \u00e0 la premi\u00e8re question des couples : qui y aurait droit.<\/p>\n\n<h2>Le DPI autoris\u00e9 aujourd&rsquo;hui ne cherche qu&rsquo;une seule maladie<\/h2>\n\n<p>La France pratique d\u00e9j\u00e0 le diagnostic pr\u00e9implantatoire, mais dans un cadre \u00e9troit. Il n&rsquo;est permis qu&rsquo;\u00e0 titre exceptionnel, quand un couple a une forte probabilit\u00e9 de transmettre une <strong>maladie g\u00e9n\u00e9tique d&rsquo;une particuli\u00e8re gravit\u00e9, reconnue incurable, d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9e chez l&rsquo;un des parents<\/strong>. L&rsquo;analyse ne cherche alors que cette anomalie-l\u00e0. La recherche d&rsquo;anomalies chromosomiques qui ne sont pas h\u00e9rit\u00e9es, celles qui surviennent au moment de la formation des ovocytes, des spermatozo\u00efdes ou de l&#8217;embryon, en est exclue. La loi de bio\u00e9thique de 2021 a maintenu cette exclusion, alors que le S\u00e9nat avait vot\u00e9 une exp\u00e9rimentation. [5]<\/p>\n\n<p>Certaines reprises de l&rsquo;actualit\u00e9 pr\u00e9sentent le DPI-A comme d\u00e9j\u00e0 r\u00e9serv\u00e9 aux familles porteuses d&rsquo;une maladie g\u00e9n\u00e9tique grave : c&rsquo;est le DPI classique qui l&rsquo;est. Son activit\u00e9 reste confidentielle \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de la PMA. Selon l&rsquo;Agence de la biom\u00e9decine, <strong>1 790 couples ont \u00e9t\u00e9 pris en charge pour un DPI en 2023<\/strong>, contre 1 548 en 2019, dans les cinq centres autoris\u00e9s du pays, et 345 enfants sont n\u00e9s vivants apr\u00e8s un DPI cette ann\u00e9e-l\u00e0. [8][9] Les donn\u00e9es 2024 du DPI ne sont pas encore publi\u00e9es.<\/p>\n\n<h2>Qui aurait droit au DPI-A selon la proposition de loi n\u00b0 3314<\/h2>\n\n<p>Le texte ne propose pas un test pour toutes les FIV. Il cr\u00e9e une d\u00e9rogation pour les femmes et les couples engag\u00e9s dans une f\u00e9condation in vitro, <strong>\u00ab aux seules fins d&rsquo;identifier, en vue de leur transfert prioritaire, les embryons ne pr\u00e9sentant pas \u00bb<\/strong> d&rsquo;anomalie du nombre ou de la structure des chromosomes. L&rsquo;examen ne pourrait \u00eatre fait que dans l&rsquo;une au moins de ces situations : [5]<\/p>\n\n<ul><li><strong>un \u00e2ge maternel sup\u00e9rieur \u00e0 35 ans<\/strong> ;<\/li><li>des <strong>\u00e9checs r\u00e9p\u00e9t\u00e9s d&rsquo;implantation<\/strong> apr\u00e8s transfert d&#8217;embryons ;<\/li><li>des <strong>fausses couches \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition<\/strong>, que le texte appelle arr\u00eats naturels de grossesse ;<\/li><li>des <strong>anomalies g\u00e9n\u00e9tiques ou acquises, chez l&rsquo;homme ou chez la femme<\/strong>, qui augmentent la fr\u00e9quence des embryons aneuplo\u00efdes, comme certaines azoospermies, ces absences de spermatozo\u00efdes dans le sperme.<\/li><\/ul>\n\n<p>Un second article ajoute un cas \u00e0 part : les embryons dits \u00ab anormalement f\u00e9cond\u00e9s \u00bb, \u00e9cart\u00e9s aujourd&rsquo;hui d&rsquo;office sur leur seul aspect au microscope, pourraient \u00eatre analys\u00e9s pour v\u00e9rifier qu&rsquo;ils ont bien deux jeux de chromosomes, un de chaque parent, puis \u00eatre propos\u00e9s au transfert. [5]<\/p>\n\n<p>La d\u00e9cision ne rel\u00e8verait pas d&rsquo;un centre de diagnostic pr\u00e9natal, mais de <strong>l&rsquo;\u00e9quipe du centre d&rsquo;AMP<\/strong> qui suit d\u00e9j\u00e0 le couple, au cas par cas. Le consentement serait \u00e9crit, apr\u00e8s une information sur les limites de l&rsquo;examen. Un d\u00e9cret en Conseil d&rsquo;\u00c9tat, pris apr\u00e8s avis de l&rsquo;Agence de la biom\u00e9decine et de la Haute Autorit\u00e9 de sant\u00e9, fixerait les seuils pr\u00e9cis de chaque situation. L&rsquo;examen serait <strong>pris en charge par l&rsquo;Assurance maladie<\/strong> comme le reste de la PMA, avec un registre national tenu par l&rsquo;Agence et une \u00e9valuation remise au Parlement trois ans apr\u00e8s le vote. [5]<\/p>\n\n<h2>Le crit\u00e8re d&rsquo;\u00e2ge concernerait plus d&rsquo;une ponction de FIV sur deux<\/h2>\n\n<p>Des quatre situations, l&rsquo;\u00e2ge est la seule qui se compte dans les chiffres publics. L&rsquo;Agence de la biom\u00e9decine recense, pour 2024, <strong>54 533 ponctions d&rsquo;ovocytes<\/strong> en vue d&rsquo;une FIV avec les gam\u00e8tes du couple, avec ou sans micro-injection du spermatozo\u00efde (ICSI), et publie leur r\u00e9partition par \u00e2ge. [7] En additionnant ses tranches, <strong>28 841 de ces ponctions concernaient une femme de 35 ans et plus, soit 53 %<\/strong>, selon notre calcul. Le texte vise un \u00e2ge \u00ab sup\u00e9rieur \u00e0 35 ans \u00bb alors que la tranche de l&rsquo;Agence commence \u00e0 35 ans : ce chiffre majore donc un peu le champ r\u00e9el. M\u00eame en partant de 38 ans, il resterait 16 491 ponctions, <strong>30 % du total<\/strong>. [5][7]<\/p>\n\n<p>Le changement d&rsquo;\u00e9chelle est net. Le DPI actuel concerne moins de 2 000 couples par an ; le seul crit\u00e8re d&rsquo;\u00e2ge ouvrirait la porte \u00e0 des dizaines de milliers de ponctions par an, m\u00eame si l&rsquo;examen resterait propos\u00e9 au cas par cas et non impos\u00e9. L&rsquo;ensemble de la PMA, ins\u00e9mination comprise, a repr\u00e9sent\u00e9 171 942 tentatives en 2024 et pr\u00e8s de 28 850 enfants n\u00e9s, <strong>4,4 % des naissances<\/strong> en France, soit environ un enfant sur 23. [6][8]<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-group vdl-related-card vdl-related-middle has-border-color has-background is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\" style=\"border-color:#e4e7ec;border-width:1px;background-color:#ffffff;margin-top:32px;margin-bottom:32px;padding-top:20px;padding-right:20px;padding-bottom:16px;padding-left:20px\">\n\n<p class=\"vdl-related-title wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:14px;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);font-style:normal;font-weight:600\"><a href=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/grossesse-60-ans\/\">Peut-on tomber enceinte \u00e0 60 ans ? Risques et solutions<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text\" style=\"grid-template-columns:25% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"429\" src=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/conseils-femme-dage-mur-contemplative-768x429.jpg\" alt=\"Portrait d&#x27;une femme d&#x27;\u00e2ge m\u00fbr souriante, regardant au loin dans un salon lumineux. Elle incarne la r\u00e9flexion sur la grossesse tardive.\" class=\"wp-image-1693 size-full\" srcset=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/conseils-femme-dage-mur-contemplative-768x429.jpg 768w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/conseils-femme-dage-mur-contemplative-300x167.jpg 300w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/conseils-femme-dage-mur-contemplative-1024x572.jpg 1024w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/conseils-femme-dage-mur-contemplative.jpg 1376w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:10px;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);line-height:1.6\">L\u2019essentiel \u00e0 retenir : une grossesse \u00e0 60 ans est biologiquement exceptionnelle et repose presque exclusivement sur le don d\u2019ovocytes via la PMA, la fertilit\u00e9 naturelle s\u2019\u00e9teignant g\u00e9n\u00e9ralement vers 47 ans. Cette d\u00e9marche permet de pallier l\u2019\u00e9puisement du capital ovarien, mais impose une vigilance m\u00e9dicale extr\u00eame face aux risques de pr\u00e9-\u00e9clampsie et de c\u00e9sarienne, qui [\u2026]<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:0;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);\"><a href=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/grossesse-60-ans\/\">Lire l\u2019article \u2192<\/a><\/p>\n\n<\/div><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-color wp-block-paragraph\" style=\"color:#667085;margin-top:14px;margin-bottom:0;font-size:13px\">CL\u00c9A<\/p>\n\n<\/div>\n\n<figure><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/11\/dpi-a-test-embryons-fiv-ministre-favorable-qui-aurait-droit-infographic.webp\" alt=\"Infographie aux couleurs de Centre CL\u00c9A. En 2024, 54 533 ponctions d'ovocytes en vue d'une FIV ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en France avec les gam\u00e8tes du couple. Par \u00e2ge de la femme : 8 517 avant 30 ans (16 %), 17 175 de 30 \u00e0 34 ans (31 %), 12 350 de 35 \u00e0 37 ans (23 %), 7 607 de 38 \u00e0 39 ans (14 %), 8 828 de 40 \u00e0 42 ans (16 %) et 56 \u00e0 43 ans et plus. Au total, 28 841 ponctions, soit 53 %, concernaient une femme de 35 ans et plus, 30 % une femme de 38 ans et plus. Taux d'accouchement par ponction, hors cong\u00e9lation de tous les embryons : 26 % avant 30 ans, 24 % de 30 \u00e0 34 ans, 18 % de 35 \u00e0 37 ans, 13 % de 38 \u00e0 39 ans, 7 % de 40 \u00e0 42 ans. Le DPI autoris\u00e9 aujourd'hui : 1 790 couples pris en charge en 2023 et 345 enfants n\u00e9s vivants, dans 5 centres, pour une maladie g\u00e9n\u00e9tique grave d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9e dans la famille. Le DPI-A compte le nombre de chromosomes de l'embryon sur quelques cellules pr\u00e9lev\u00e9es vers le 5e ou 6e jour ; il ne r\u00e9pare pas un embryon, il trie ceux d\u00e9j\u00e0 obtenus ; limite : les embryons mosa\u00efques.\"><figcaption>En 2024, 53 % des ponctions de FIV avec les gam\u00e8tes du couple concernaient une femme de 35 ans et plus, l&rsquo;\u00e2ge vis\u00e9 par la proposition de loi ; la chance d&rsquo;accouchement par ponction passe de 26 % avant 30 ans \u00e0 7 % entre 40 et 42 ans. Infographie : Centre CL\u00c9A.<\/figcaption><\/figure>\n\n<p>Pourquoi l&rsquo;\u00e2ge ? Parce que les chances baissent vite avec lui, et que les embryons y sont en cause. Dans les m\u00eames tableaux, le taux d&rsquo;accouchement par ponction, hors cas o\u00f9 tous les embryons sont congel\u00e9s, passe de <strong>26 % avant 30 ans \u00e0 18 % entre 35 et 37 ans, puis \u00e0 7 % entre 40 et 42 ans<\/strong>, selon notre moyenne des FIV et des ICSI. [7] L&rsquo;expos\u00e9 des motifs du texte rappelle que la part d&#8217;embryons chromosomiquement anormaux augmente \u00e0 partir du milieu de la trentaine et d\u00e9passe la moiti\u00e9 des embryons obtenus apr\u00e8s 40 ans. [5]<\/p>\n\n<h2>Ce que le DPI-A d\u00e9tecte vraiment sur l&#8217;embryon<\/h2>\n\n<p>L&rsquo;examen se fait sur quelques cellules pr\u00e9lev\u00e9es sur l&#8217;embryon au stade de blastocyste, cinq ou six jours apr\u00e8s la f\u00e9condation, dans la couche qui formera le placenta. [3][5] Il <strong>compte les chromosomes<\/strong> : un embryon humain en attend 23 paires. Le DPI-A rep\u00e8re ceux qui en ont un en trop ou un en moins, une trisomie ou une monosomie. La plupart de ces embryons ne peuvent pas aboutir : ils ne s&rsquo;implantent pas, ou la grossesse s&rsquo;arr\u00eate t\u00f4t. La trisomie 21, celle qui alimente les craintes de tri, est minoritaire : dans la plus grande s\u00e9rie publi\u00e9e, cit\u00e9e par les auteurs du texte, elle appara\u00eet dans <strong>environ 2 % de 191 325 biopsies<\/strong>, loin derri\u00e8re les trisomies 16 et 22. [5]<\/p>\n\n<p>Le texte borne aussi ce que le test n&rsquo;a pas le droit de chercher. L&rsquo;examen aurait pour seul objet le nombre de chromosomes ; il ne pourrait servir <strong>ni \u00e0 choisir le sexe de l&rsquo;enfant, ni \u00e0 rechercher une autre caract\u00e9ristique g\u00e9n\u00e9tique<\/strong>. [5] C&rsquo;est la r\u00e9ponse des partisans \u00e0 l&rsquo;objection d&rsquo;eug\u00e9nisme formul\u00e9e en 2019 par Agn\u00e8s Buzyn, alors ministre de la Sant\u00e9, qui redoutait une \u00ab soci\u00e9t\u00e9 qui trierait les embryons \u00bb. [12] Ils rappellent que la trisomie 21 est d\u00e9j\u00e0 recherch\u00e9e pendant la grossesse : d&rsquo;apr\u00e8s les chiffres de l&rsquo;Agence de la biom\u00e9decine cit\u00e9s par le texte, 97 % des diagnostics de trisomie 21 pos\u00e9s en 2021 ont \u00e9t\u00e9 suivis d&rsquo;une interruption m\u00e9dicale de grossesse. [5]<\/p>\n\n<p>Sa vraie limite est technique. Un embryon peut \u00eatre <strong>\u00ab mosa\u00efque \u00bb<\/strong>, avec des cellules normales et d&rsquo;autres non, et quelques cellules pr\u00e9lev\u00e9es ne disent pas tout de lui. La Soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne de reproduction humaine et d&#8217;embryologie (ESHRE) rel\u00e8ve des \u00e9carts de diagnostic entre laboratoires sur ces embryons et note que <strong>des embryons viables ont pu \u00eatre \u00e9cart\u00e9s<\/strong> \u00e0 cause d&rsquo;erreurs d&rsquo;analyse. [10] C&rsquo;est pourquoi le texte impose d&rsquo;informer les couples du \u00ab caract\u00e8re faillible \u00bb de l&rsquo;examen. [5]<\/p>\n\n<h2>Moins de transferts inutiles, pas davantage de b\u00e9b\u00e9s<\/h2>\n\n<p>Le test ne fabrique pas d&#8217;embryon sain : il trie ceux qu&rsquo;une ponction a d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9s. Les auteurs du texte l&rsquo;\u00e9crivent eux-m\u00eames, <strong>\u00ab le DPI-A n&rsquo;a pas pour objet d&rsquo;augmenter le nombre total d&rsquo;enfants con\u00e7us par tentative \u00bb<\/strong> ; sa valeur serait de rendre le chemin vers l&rsquo;enfant moins long et moins douloureux. [5] Cette nuance d\u00e9cide de tout le d\u00e9bat scientifique. Chez des femmes de 38 \u00e0 41 ans, l&rsquo;essai randomis\u00e9 qu&rsquo;ils citent a mesur\u00e9 <strong>2,7 % de fausses couches avec le test contre 39 % sans<\/strong>, et un taux d&rsquo;accouchement par transfert de 52,9 % contre 24,2 %. [5]<\/p>\n\n<figure><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/11\/dpi-a-test-embryons-fiv-ministre-favorable-qui-aurait-droit-illustration.webp\" alt=\"Assise \u00e0 la table de sa cuisine le soir, une femme d'une quarantaine d'ann\u00e9es tient sur ses genoux un stylo d'injection d'hormones, devant une bo\u00eete d'aiguilles ouverte, un sachet de compresse, un verre d'eau et un dossier m\u00e9dical.\"><figcaption>Le soir, le stylo d&rsquo;injection d&rsquo;hormones d&rsquo;une stimulation ovarienne : chaque ponction de FIV suppose ces jours de traitement, que le DPI-A ne supprime pas mais pourrait rendre moins souvent vains.<\/figcaption><\/figure>\n\n<p>Rapport\u00e9s \u00e0 la femme et non au transfert, les r\u00e9sultats sont plus modestes. L&rsquo;ESHRE note que ce m\u00eame essai <strong>n&rsquo;a pas montr\u00e9 davantage de naissances vivantes<\/strong>, que les donn\u00e9es actuelles indiquent une am\u00e9lioration limit\u00e9e de ce taux, et que la baisse des fausses couches ou du d\u00e9lai avant la grossesse chez les femmes plus \u00e2g\u00e9es repose sur des analyses faites apr\u00e8s coup. Sa conclusion de 2023 est nette : le DPI-A <strong>\u00ab n&rsquo;est actuellement pas recommand\u00e9 en usage clinique de routine \u00bb<\/strong>, selon notre traduction. [10] Le texte fran\u00e7ais ne demande pas une routine, mais des indications cibl\u00e9es : c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment sur leur liste, et sur le seuil d&rsquo;\u00e2ge, que le Parlement aura \u00e0 trancher.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-group vdl-related-card vdl-related-last has-border-color has-background is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\" style=\"border-color:#e4e7ec;border-width:1px;background-color:#ffffff;margin-top:32px;margin-bottom:32px;padding-top:20px;padding-right:20px;padding-bottom:16px;padding-left:20px\">\n\n<p class=\"vdl-related-title wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:14px;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);font-style:normal;font-weight:600\"><a href=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/grossesse-naturelle-apres-la-menopause\/\">Grossesse naturelle et m\u00e9nopause : est-ce encore possible ?<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text\" style=\"grid-template-columns:25% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"432\" src=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/grossesse-naturelle-apres-la-menopause-768x432.webp\" alt=\"Femme d\u2019\u00e2ge m\u00fbr \u00e9changeant avec une professionnelle de sant\u00e9 dans un cabinet lumineux\" class=\"wp-image-2362 size-full\" srcset=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/grossesse-naturelle-apres-la-menopause-768x432.webp 768w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/grossesse-naturelle-apres-la-menopause-300x169.webp 300w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/grossesse-naturelle-apres-la-menopause-1024x576.webp 1024w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/grossesse-naturelle-apres-la-menopause-1536x864.webp 1536w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/grossesse-naturelle-apres-la-menopause-2048x1152.webp 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:10px;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);line-height:1.6\">L\u2019essentiel \u00e0 retenir : la grossesse naturelle devient biologiquement impossible d\u00e8s lors que vous n\u2019avez plus eu de r\u00e8gles pendant douze mois cons\u00e9cutifs. Ce cap confirme l\u2019\u00e9puisement d\u00e9finitif de votre r\u00e9serve d\u2019ovocytes. Comprendre cette limite vous permet d\u2019envisager sereinement des alternatives comme le don d\u2019ovocytes, dont le taux de r\u00e9ussite d\u00e9passe 60 % pour concr\u00e9tiser [\u2026]<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:0;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);\"><a href=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/grossesse-naturelle-apres-la-menopause\/\">Lire l\u2019article \u2192<\/a><\/p>\n\n<\/div><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-color wp-block-paragraph\" style=\"color:#667085;margin-top:14px;margin-bottom:0;font-size:13px\">CL\u00c9A<\/p>\n\n<\/div>\n\n<p>D&rsquo;ici l\u00e0, le test reste accessible \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, pour celles qui peuvent payer. Les couples qui en ont les moyens partent en Espagne, en Belgique, en Gr\u00e8ce ou en R\u00e9publique tch\u00e8que, o\u00f9 l&rsquo;examen se pratique, et l&rsquo;interdiction en France emp\u00eache le remboursement de toute la prise en charge qui l&rsquo;inclut, souligne l&rsquo;expos\u00e9 des motifs. [5] Les 10 000 euros avanc\u00e9s par Marine Tondelier, cycle de FIV compris, donnent un ordre de grandeur de ce co\u00fbt pour un seul parcours. [2]<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La ministre de la Sant\u00e9, St\u00e9phanie Rist, se dit favorable au DPI-A, ou diagnostic pr\u00e9implantatoire des aneuplo\u00efdies, l&rsquo;examen des chromosomes des embryons con\u00e7us par FIV interdit en France que Marine Tondelier a fait en Belgique. Une proposition de loi d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e l&rsquo;ouvrirait notamment aux femmes de plus de 35 ans : en 2024, plus d&rsquo;une ponction de FIV sur deux concernait une femme de 35 ans ou plus.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":5176,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_clea_editorial":{"subtitle":"","standfirst_mode":"custom","readtime":0,"image_credit":"Dans un laboratoire de FIV, une bo\u00eete de culture plac\u00e9e sous le microscope, l\u00e0 o\u00f9 les embryons sont observ\u00e9s avant leur transfert. Image d'illustration. La ministre de la Sant\u00e9 St\u00e9phanie Rist s'est dite favorable au DPI-A, l'examen des chromosomes de ces embryons, interdit en France.","takeaways_mode":"custom","takeaways":"<ul><li>Aujourd'hui, seul le DPI classique est permis : 1 790 couples en 2023, dans 5 centres, pour une maladie g\u00e9n\u00e9tique grave d\u00e9j\u00e0 connue dans la famille ; la recherche d'aneuplo\u00efdies en est exclue.<\/li><li>La proposition de loi n\u00b0 3314 r\u00e9serve le DPI-A \u00e0 quatre situations : plus de 35 ans, \u00e9checs r\u00e9p\u00e9t\u00e9s d'implantation, fausses couches \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, risque g\u00e9n\u00e9tique accru chez l'homme ou la femme.<\/li><li>M\u00eame compt\u00e9 \u00e0 partir de 38 ans, le crit\u00e8re d'\u00e2ge viserait encore 30 % des ponctions de FIV de 2024 ; la d\u00e9cision serait prise au cas par cas par l'\u00e9quipe du centre d'AMP, avec prise en charge par l'Assurance maladie.<\/li><li>L'examen ne compte que les chromosomes ; le texte interdit d'y chercher le sexe ou une autre caract\u00e9ristique, et le mosa\u00efcisme peut fausser le r\u00e9sultat.<\/li><li>Le test r\u00e9duit les transferts vou\u00e9s \u00e0 l'\u00e9chec sans augmenter les naissances par ponction : l'ESHRE ne le recommande pas en routine.<\/li><\/ul>","sources_mode":"custom","sources":"<p>[1] Le Parisien \u2014 La ministre de la Sant\u00e9 se dit \u00ab favorable \u00bb \u00e0 la l\u00e9galisation du DPI-A, l'examen de PMA interdit r\u00e9alis\u00e9 par Marine Tondelier, 4 novembre 2026<br>https:\/\/www.leparisien.fr\/societe\/sante\/la-ministre-de-la-sante-se-dit-favorable-a-la-legalisation-du-dpi-a-lexamen-de-pma-interdit-realise-par-marine-tondelier-04-11-2026-RKXZOAVCUBEVNNMSNAE3SSYKPE.php<\/p>\n<p>[2] Paris Match \u2014 \u00ab Il faut avancer \u00bb : la ministre de la Sant\u00e9 \u00ab favorable \u00bb \u00e0 la l\u00e9galisation d'un test g\u00e9n\u00e9tique r\u00e9alis\u00e9 par Marine Tondelier, 4 novembre 2026<br>https:\/\/www.parismatch.com\/il-faut-avancer-ministre-sante-favorable-legalisation-dun-test-genetique-realise-par-marine-tondelier-5GUBDrKzVasCJTAxw66f5Z<\/p>\n<p>[3] Le Figaro \u2014 \u00ab J'ai eu recours \u00e0 un examen interdit en France \u00bb : DIP-A, le d\u00e9bat sur la s\u00e9lection des embryons revient en force, 4 novembre 2026<br>https:\/\/www.lefigaro.fr\/actualite-france\/progres-ou-eugenisme-le-debat-sur-la-selection-des-embryons-revient-en-force-20261104<\/p>\n<p>[4] Ouest-France \u2014 ENTRETIEN. Fertilit\u00e9 : \u00ab Ce diagnostic pr\u00e9implantatoire n'est pas de l'eug\u00e9nisme \u00bb, 4 novembre 2026<br>https:\/\/www.ouest-france.fr\/societe\/famille\/pma\/entretien-fertilite-ce-diagnostic-preimplantatoire-nest-pas-de-leugenisme-276f2f78-d83c-11f1-b736-5b9907ef0b5a<\/p>\n<p>[5] Assembl\u00e9e nationale \u2014 Proposition de loi n\u00b0 3314 visant \u00e0 autoriser le diagnostic pr\u00e9implantatoire des aneuplo\u00efdies au b\u00e9n\u00e9fice des couples, et des femmes engag\u00e9es dans une d\u00e9marche d'assistance m\u00e9dicale \u00e0 la procr\u00e9ation, 13 octobre 2026<br>https:\/\/www.assemblee-nationale.fr\/dyn\/17\/textes\/l17b3314_proposition-loi<\/p>\n<p>[6] Agence de la biom\u00e9decine \u2014 Rapport m\u00e9dical et scientifique AMP 2024, principaux chiffres de l'activit\u00e9<br>https:\/\/rams.agence-biomedecine.fr\/2024\/amp-dpi\/principaux-chiffres-de-l-activite<\/p>\n<p>[7] Agence de la biom\u00e9decine \u2014 Rapport m\u00e9dical et scientifique AMP 2024, AMP avec ovocytes et spermatozo\u00efdes du couple, tableaux AMP11, AMP16, AMP17 et AMP24, calculs de la r\u00e9daction<br>https:\/\/rams.agence-biomedecine.fr\/2024\/amp-dpi\/amp-avec-ovocytes-et-spermatozoides-du-couple<\/p>\n<p>[8] Agence de la biom\u00e9decine \u2014 Rapport m\u00e9dical et scientifique 2023, tentatives d'AMP pour diagnostic pr\u00e9implantatoire<br>https:\/\/rams.agence-biomedecine.fr\/2023\/amp-dpi\/tentatives-d-amp-pour-diagnostic-preimplantatoire<\/p>\n<p>[9] Agence de la biom\u00e9decine \u2014 Donn\u00e9es consolid\u00e9es relatives au diagnostic pr\u00e9implantatoire<br>https:\/\/www.agence-biomedecine.fr\/fr\/donnees-consolidees-des-activites\/diagnostic-preimplentataoire<\/p>\n<p>[10] ESHRE Add-ons working group, Lundin K et al. \u2014 Good practice recommendations on add-ons in reproductive medicine, Human Reproduction, 2023<br>https:\/\/doi.org\/10.1093\/humrep\/dead184<\/p>\n<p>[11] CCNE \u2014 \u00c9tats g\u00e9n\u00e9raux de la bio\u00e9thique 2026, dossier de presse du rapport de synth\u00e8se, 7 juillet 2026<br>https:\/\/www.ccne-ethique.fr\/sites\/default\/files\/2026-07\/CCNE_DP_RapportDeSynthese.pdf<\/p>\n<p>[12] Le Parisien \u2014 Procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9e : c'est quoi le DPI-A, cet \u00ab examen interdit en France \u00bb r\u00e9alis\u00e9 par Marine Tondelier, 3 novembre 2026<br>https:\/\/www.leparisien.fr\/sciences\/procreation-medicalement-assistee-cest-quoi-le-dpi-a-cet-examen-interdit-en-france-realise-par-marine-tondelier-03-11-2026-4HFVJNG7VRFNBMECA3LKOTSK3U.php<\/p>","conclusion":"","toc_mode":"auto","author_card_mode":"auto","newsletter_mode":"auto","recent_mode":"auto","related_mode":"auto","related_ids":[],"related_title":""},"_vdl_popcash_eligible":"1","_vdl_popcash_provenance":"","footnotes":""},"categories":[12],"tags":[],"class_list":["post-5179","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sante-au-quotidien"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5179","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5179"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5179\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5201,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5179\/revisions\/5201"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5176"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5179"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5179"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5179"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}