{"id":4807,"date":"2026-10-28T20:00:00","date_gmt":"2026-10-28T19:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/?p=4807"},"modified":"2026-10-28T20:00:00","modified_gmt":"2026-10-28T19:00:00","slug":"neophobie-alimentaire-enfant-legume-refuse-8-presentations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/neophobie-alimentaire-enfant-legume-refuse-8-presentations\/","title":{"rendered":"La n\u00e9ophobie alimentaire pousse l&rsquo;enfant \u00e0 refuser les aliments nouveaux, alors qu&rsquo;un l\u00e9gume rejet\u00e9 par un b\u00e9b\u00e9 finit souvent mang\u00e9 au bout de 8 pr\u00e9sentations"},"content":{"rendered":"<p>Tomates et carottes parmi les \u00ab mal-aim\u00e9s \u00bb : le 26 octobre, franceinfo suivait le chef Olivier Chaput et ses ateliers \u00ab Les enfants cuisinent \u00bb sur les march\u00e9s, l&rsquo;un des nombreux reportages de la Semaine du go\u00fbt tourn\u00e9s dans les cr\u00e8ches et les \u00e9coles [1]. Le lendemain, le Cerin publiait la synth\u00e8se d&rsquo;une revue de litt\u00e9rature consacr\u00e9e \u00e0 la <strong>n\u00e9ophobie alimentaire<\/strong>, cette m\u00e9fiance de l&rsquo;enfant envers les aliments qu&rsquo;il ne conna\u00eet pas [2]. Les deux rejoignent une question tr\u00e8s concr\u00e8te \u00e0 table : <strong>combien de fois faut-il reproposer un l\u00e9gume refus\u00e9 avant de renoncer ?<\/strong><\/p>\n<h2>N\u00e9ophobie alimentaire : un refus qui s&rsquo;installe vers 18 mois<\/h2>\n<p>Avant 18 mois, le b\u00e9b\u00e9 est plut\u00f4t ouvert. Selon les \u00e9tudes reprises par l&rsquo;Anses dans son avis sur l&rsquo;alimentation des 0-3 ans, les parents jugent \u00ab bonne \u00bb ou \u00ab tr\u00e8s bonne \u00bb l&rsquo;acceptation de 88 % des aliments propos\u00e9s entre 5 et 7 mois, et de 91 % jusqu&rsquo;\u00e0 15 mois. Les fruits et l\u00e9gumes sont d\u00e9j\u00e0, en moyenne, les moins bien accept\u00e9s [3].<\/p>\n<p>Puis vient la n\u00e9ophobie alimentaire. Elle d\u00e9bute vers 18 mois et se manifeste surtout <strong>entre 2 et 6 ans<\/strong>, parfois jusqu&rsquo;\u00e0 9 ans, chez la plupart des enfants [3]. La revue de Sophie Nicklaus et Sylvie Monnery-Patris, parue en 2024 dans les Cahiers de nutrition et de di\u00e9t\u00e9tique, la d\u00e9crit comme tr\u00e8s marqu\u00e9e entre 24 et 36 mois [2]. L&rsquo;enfant refuse des aliments nouveaux, mais parfois aussi des plats qu&rsquo;il mangeait sans difficult\u00e9. Sant\u00e9 publique France pr\u00e9vient les parents dans son guide sur la diversification : \u00ab Jusqu&rsquo;\u00e0 environ 2 ans, la plupart des enfants acceptent de nouveaux aliments m\u00eame s&rsquo;il faut parfois plusieurs essais pour qu&rsquo;ils s&rsquo;y habituent. Ensuite, et parfois pendant plusieurs ann\u00e9es, beaucoup d&rsquo;enfants deviennent plus \u00ab\u00a0difficiles\u00a0\u00bb. \u00bb [7]<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas un caprice. L&rsquo;Anses parle d&rsquo;une <strong>\u00ab phase normale du d\u00e9veloppement \u00bb<\/strong>, avec une influence g\u00e9n\u00e9tique suspect\u00e9e [3]. Le refus se joue avant la bouch\u00e9e : l&rsquo;enfant juge d&rsquo;abord sur l&rsquo;aspect, et l&rsquo;odeur sert de signal d&rsquo;alerte. Les deux chercheuses y voient une prudence face \u00e0 ce qui pourrait \u00eatre inconnu, plus qu&rsquo;une opposition [2]. Cette prudence a un co\u00fbt : les enfants n\u00e9ophobes mangent moins de fruits, de l\u00e9gumes et de prot\u00e9ines, et davantage d&rsquo;aliments \u00ab plaisir \u00bb [2].<\/p>\n<h2>Au moins 8 pr\u00e9sentations : ce que montre l&rsquo;essai sur les l\u00e9gumes refus\u00e9s<\/h2>\n<p>Le chiffre de 8 vient d&rsquo;un essai publi\u00e9 en 2007 par une \u00e9quipe du centre de recherche de Nestl\u00e9 et de chercheurs fran\u00e7ais de Dijon, men\u00e9 aupr\u00e8s de familles du sud de l&rsquo;Allemagne [4]. Sur 70 m\u00e8res de b\u00e9b\u00e9s en pleine diversification, 49 (70 %) ont d\u00e9sign\u00e9 un l\u00e9gume que leur enfant refusait et qu&rsquo;elles n&rsquo;auraient plus propos\u00e9 : l&rsquo;artichaut le plus souvent, puis les petits pois, le chou-fleur, les haricots verts ou le potiron. Elles l&rsquo;ont repropos\u00e9 un jour sur deux pendant 16 jours, en alternant avec de la carotte, que les b\u00e9b\u00e9s aimaient. Les enfants avaient alors 7 mois environ.<\/p>\n<p>La quantit\u00e9 mang\u00e9e est pass\u00e9e de 39 g \u00e0 la premi\u00e8re pr\u00e9sentation \u00e0 174 g \u00e0 la huiti\u00e8me, soit environ 4,5 fois plus et presque autant que la carotte (186 g). <strong>Apr\u00e8s 3 pr\u00e9sentations, seuls 6 % des b\u00e9b\u00e9s mangeaient autant du l\u00e9gume refus\u00e9 que de la carotte ; apr\u00e8s 8, ils \u00e9taient 71 %.<\/strong> Les auteurs estiment que 84 % auraient rattrap\u00e9 vers la onzi\u00e8me [4]. Leur conclusion tient en une phrase : quand un l\u00e9gume est refus\u00e9, il vaut la peine de pers\u00e9v\u00e9rer pendant au moins huit repas. C&rsquo;est le rep\u00e8re que retient l&rsquo;Anses : <strong>\u00ab au moins huit expositions sont n\u00e9cessaires pour qu&rsquo;un aliment initialement rejet\u00e9 soit accept\u00e9 \u00bb<\/strong> [3].<\/p>\n<p>Pour les parents, le point utile est l\u00e0 : l&rsquo;essentiel du changement arrive entre la quatri\u00e8me et la huiti\u00e8me fois. S&rsquo;arr\u00eater apr\u00e8s deux ou trois grimaces revient souvent \u00e0 renoncer juste avant que le l\u00e9gume passe. Au rythme du menu familial, un l\u00e9gume servi une fois par semaine met environ deux mois \u00e0 atteindre ces huit pr\u00e9sentations (calcul de la r\u00e9daction).<\/p>\n<figure><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/neophobie-alimentaire-enfant-legume-refuse-8-presentations-infographic.webp\" alt=\"Infographie Centre CL\u00c9A : part des b\u00e9b\u00e9s qui mangent autant du l\u00e9gume refus\u00e9 que de la carotte, 4 % \u00e0 la 1re pr\u00e9sentation, 6 % \u00e0 la 3e, 71 % \u00e0 la 8e et 84 % estim\u00e9s \u00e0 la 11e ; l\u00e9gume encore aim\u00e9 par 79 % des enfants \u00e0 15 mois, 73 % \u00e0 3 ans et 57 % \u00e0 6 ans ; frise de la n\u00e9ophobie de 18 mois \u00e0 6 ans.\"><figcaption>Dans un essai men\u00e9 aupr\u00e8s de 49 b\u00e9b\u00e9s d&rsquo;environ 7 mois, 71 % mangeaient autant du l\u00e9gume d&rsquo;abord refus\u00e9 que de la carotte apr\u00e8s 8 pr\u00e9sentations, contre 6 % apr\u00e8s 3. Infographie : Centre CL\u00c9A, d&rsquo;apr\u00e8s Maier et al. (2007), Maier-N\u00f6th et al. (2016) et l&rsquo;Anses.<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;effet dure. Neuf mois plus tard, 63 % des enfants mangeaient et aimaient encore ce l\u00e9gume selon leur m\u00e8re, et seulement 10 % le refusaient [4]. Le suivi des m\u00eames enfants, avec un second groupe recrut\u00e9 \u00e0 Dijon, retrouve ce l\u00e9gume encore aim\u00e9 et mang\u00e9 par 79 % d&rsquo;entre eux \u00e0 15 mois et 73 % \u00e0 3 ans, puis encore aim\u00e9 par 57 % \u00e0 6 ans [5]. La n\u00e9ophobie est pass\u00e9e par l\u00e0, sans tout effacer.<\/p>\n<h2>Apr\u00e8s 2 ans, r\u00e9p\u00e9ter marche moins bien<\/h2>\n<p>Ces 8 pr\u00e9sentations ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9es chez des b\u00e9b\u00e9s de 7 mois, avant l&rsquo;\u00e2ge de la m\u00e9fiance. L&rsquo;Anses le pr\u00e9cise : r\u00e9p\u00e9ter la pr\u00e9sentation d&rsquo;un aliment nouveau est efficace pendant les premiers mois de la diversification, mais <strong>\u00ab semble \u00eatre moins efficace au fur et \u00e0 mesure que l&rsquo;enfant grandit \u00bb<\/strong> [3]. Il n&rsquo;existe pas de chiffre \u00e9quivalent pour un enfant de 4 ans.<\/p>\n<p>Un essai europ\u00e9en men\u00e9 aupr\u00e8s de 332 enfants de 4 \u00e0 38 mois, au Royaume-Uni, au Danemark et en France, montre ce qui change [6]. Chacun a re\u00e7u 5 \u00e0 10 fois une pur\u00e9e d&rsquo;artichaut. 40 % en ont mang\u00e9 un peu plus \u00e0 chaque fois et 21 % finissaient leur assiette d&#8217;embl\u00e9e, mais <strong>16 % en mangeaient encore moins de 10 g \u00e0 la cinqui\u00e8me pr\u00e9sentation<\/strong>. Ces \u00ab non-mangeurs \u00bb \u00e9taient plus souvent les plus \u00e2g\u00e9s et les plus difficiles \u00e0 table. Pour eux, les auteurs jugent qu&rsquo;il faut d&rsquo;abord obtenir les premi\u00e8res bouch\u00e9es par d&rsquo;autres moyens.<\/p>\n<h2>Comment reproposer un aliment sans en faire un bras de fer<\/h2>\n<p>La revue de 2024 retient quatre leviers contre les r\u00e9actions n\u00e9ophobes [2] :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Familiariser sans faire go\u00fbter<\/strong> : regarder, toucher, sentir, cuisiner ou jardiner, sans demander de mettre en bouche.<\/li>\n<li><strong>Multiplier les occasions de go\u00fbter<\/strong>, le moyen le plus simple : la simple exposition suffit d\u00e9j\u00e0 \u00e0 augmenter l&rsquo;envie d&rsquo;y go\u00fbter.<\/li>\n<li><strong>Varier t\u00f4t<\/strong> les go\u00fbts et les odeurs, d\u00e8s la diversification.<\/li>\n<li><strong>Montrer l&rsquo;exemple<\/strong> : les parents d&rsquo;abord, puis les autres enfants, que les petits imitent de plus en plus en grandissant.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce dernier levier donne leur sens aux ateliers en cr\u00e8che ou sur les march\u00e9s : un enfant go\u00fbte plus volontiers ce que mangent les autres autour de lui. L&rsquo;Anses note aussi qu&rsquo;au d\u00e9but de la diversification, changer de l\u00e9gume chaque jour favorise l&rsquo;acceptation des aliments nouveaux, davantage que le nombre de l\u00e9gumes propos\u00e9s [3].<\/p>\n<p>Sant\u00e9 publique France ajoute un conseil simple : varier la forme. \u00ab Un m\u00eame l\u00e9gume n&rsquo;a pas le m\u00eame go\u00fbt ni le m\u00eame aspect en salade, en tarte ou dans un pot-au-feu. \u00bb Un refus en pur\u00e9e ne vaut donc pas refus en soupe ou en gratin, et l&rsquo;aliment pourra revenir \u00ab la prochaine fois qu&rsquo;il sera au menu familial, peut-\u00eatre sous une autre forme \u00bb [7].<\/p>\n\n<div class=\"wp-block-group vdl-related-card vdl-related-middle has-border-color has-background is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\" style=\"border-color:#e4e7ec;border-width:1px;background-color:#ffffff;margin-top:32px;margin-bottom:32px;padding-top:20px;padding-right:20px;padding-bottom:16px;padding-left:20px\">\n\n<p class=\"vdl-related-title wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:14px;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);font-style:normal;font-weight:600\"><a href=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/soupe-hiver-legumes-sel-bol-brique-maison\/\">La soupe revient avec le froid : un bol de brique apporte environ une portion de l\u00e9gumes, un bol maison deux, et pr\u00e8s d\u2019un tiers du sel conseill\u00e9<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text\" style=\"grid-template-columns:25% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"800\" src=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/soupe-hiver-legumes-sel-bol-brique-maison-cover.webp\" alt=\"Un bol de velout\u00e9 de potimarron fumant sur une table en bois, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&apos;un potimarron coup\u00e9, de tranches de pain, d&apos;un \u0153uf \u00e0 la coque et de ch\u00e2taignes.\" class=\"wp-image-4540 size-full\" srcset=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/soupe-hiver-legumes-sel-bol-brique-maison-cover.webp 1200w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/soupe-hiver-legumes-sel-bol-brique-maison-cover-300x200.webp 300w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/soupe-hiver-legumes-sel-bol-brique-maison-cover-1024x683.webp 1024w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/soupe-hiver-legumes-sel-bol-brique-maison-cover-768x512.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:10px;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);line-height:1.6\">Briques de soupe en hausse de 400 % en Belgique, 12,7 litres par Fran\u00e7ais et par an : la soupe revient avec le froid. Mais un bol de brique apporte environ une portion de l\u00e9gumes contre deux fait maison, et jusqu\u2019\u00e0 30 % du sel de la journ\u00e9e.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:0;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);\"><a href=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/soupe-hiver-legumes-sel-bol-brique-maison\/\">Lire l\u2019article \u2192<\/a><\/p>\n\n<\/div><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-color wp-block-paragraph\" style=\"color:#667085;margin-top:14px;margin-bottom:0;font-size:13px\">CL\u00c9A<\/p>\n\n<\/div>\n\n<figure><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/neophobie-alimentaire-enfant-legume-refuse-8-presentations-illustration.webp\" alt=\"Illustration \u00e0 la gouache : huit fois le m\u00eame enfant devant une assiette de brocoli, de la t\u00eate d\u00e9tourn\u00e9e au sourire en croquant le l\u00e9gume.\"><figcaption>Huit repas, un m\u00eame brocoli : de la t\u00eate d\u00e9tourn\u00e9e au sourire, la progression observ\u00e9e chez la plupart des b\u00e9b\u00e9s quand un l\u00e9gume refus\u00e9 leur est repropos\u00e9 sans forcer. Illustration : Centre CL\u00c9A.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Forcer ou r\u00e9compenser : deux r\u00e9flexes qui font reculer l&rsquo;enfant<\/h2>\n<p>La revue est nette : <strong>mettre la pression sur l&rsquo;enfant ou lui promettre une r\u00e9compense sont des strat\u00e9gies contre-productives<\/strong> [2]. Elle associe aussi les styles \u00e9ducatifs tr\u00e8s permissifs ou tr\u00e8s autoritaires \u00e0 davantage de comportements n\u00e9ophobes, alors qu&rsquo;un cadre souple, adapt\u00e9 et expliqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;enfant aurait plut\u00f4t un effet positif.<\/p>\n<p>Le guide de Sant\u00e9 publique France traduit cela en gestes : ne pas forcer, reproposer quelques jours plus tard, et ne pas se laisser arr\u00eater par une grimace. Pas de \u00ab encore une petite cuill\u00e8re pour me faire plaisir \u00bb, pas de dessert promis contre une assiette finie, et pas de compensation par un gros dessert ou un gros go\u00fbter quand l&rsquo;enfant a refus\u00e9 son plat [7]. Le partage des r\u00f4les est pos\u00e9 simplement : \u00ab C&rsquo;est vous qui d\u00e9cidez de la composition du repas, pas votre enfant. \u00bb La quantit\u00e9, elle, suit son app\u00e9tit.<\/p>\n\n<div class=\"wp-block-group vdl-related-card vdl-related-last has-border-color has-background is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\" style=\"border-color:#e4e7ec;border-width:1px;background-color:#ffffff;margin-top:32px;margin-bottom:32px;padding-top:20px;padding-right:20px;padding-bottom:16px;padding-left:20px\">\n\n<p class=\"vdl-related-title wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:14px;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);font-style:normal;font-weight:600\"><a href=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/bonbons-equilibre-alimentaire-plaisir-occasionnel\/\">Quelle place pour les bonbons dans l\u2019\u00e9quilibre alimentaire\u00a0?<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text\" style=\"grid-template-columns:25% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1536\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/cover-d36e71f2.jpg\" alt=\"Un assortiment de bonbons, chocolat, fruits frais et l\u00e9gumes sur une table en bois sous une lumi\u00e8re douce.\" class=\"wp-image-4008 size-full\" srcset=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/cover-d36e71f2.jpg 1536w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/cover-d36e71f2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/cover-d36e71f2-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/cover-d36e71f2-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1536px) 100vw, 1536px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:10px;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);line-height:1.6\">En bref Oui, les bonbons peuvent garder leur place dans une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e, \u00e0 condition de rester un plaisir occasionnel et non un r\u00e9flexe quotidien. Ce sont surtout des sucres ajout\u00e9s\u00a0: ils p\u00e8sent sur les apports totaux de la journ\u00e9e, comme les boissons sucr\u00e9es ou les biscuits. Lisez la ligne \u00ab\u00a0dont sucres\u00a0\u00bb pour 100 grammes, [\u2026]<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:0;font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);\"><a href=\"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/bonbons-equilibre-alimentaire-plaisir-occasionnel\/\">Lire l\u2019article \u2192<\/a><\/p>\n\n<\/div><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-color wp-block-paragraph\" style=\"color:#667085;margin-top:14px;margin-bottom:0;font-size:13px\">CL\u00c9A<\/p>\n\n<\/div>\n\n<p>Reproposer un l\u00e9gume huit fois a enfin un co\u00fbt concret : des assiettes \u00e0 moiti\u00e9 pleines. La revue rel\u00e8ve que des parents aux revenus modestes, pour limiter le gaspillage, ach\u00e8tent plut\u00f4t ce que leurs enfants aiment d\u00e9j\u00e0, souvent des aliments riches en calories et pauvres en nutriments [2]. C&rsquo;est l\u00e0 que la cr\u00e8che, la cantine et les ateliers collectifs prennent le relais : ils offrent ces pr\u00e9sentations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es sans que chaque foyer en supporte seul la perte.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La n\u00e9ophobie alimentaire, cette m\u00e9fiance de l&rsquo;enfant envers les aliments nouveaux, s&rsquo;installe vers 18 mois. Pendant la Semaine du go\u00fbt, cr\u00e8ches et \u00e9coles ont multipli\u00e9 les ateliers de d\u00e9gustation, et une question revient chez les parents : combien de fois reproposer un l\u00e9gume refus\u00e9 ? Chez le b\u00e9b\u00e9, la r\u00e9ponse mesur\u00e9e est au moins 8 fois. Apr\u00e8s 2 ans, la n\u00e9ophobie alimentaire rend la r\u00e9p\u00e9tition moins efficace.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":4804,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_clea_editorial":{"subtitle":"","standfirst_mode":"custom","readtime":0,"image_credit":"\u00c0 la table familiale, une fillette se recule devant le brocoli qu'on lui propose : entre 2 et 6 ans, la n\u00e9ophobie alimentaire, cette m\u00e9fiance envers les aliments nouveaux, touche la plupart des enfants. Image d'illustration.","takeaways_mode":"custom","takeaways":"<ul><li>La n\u00e9ophobie alimentaire, m\u00e9fiance de l'enfant envers les aliments nouveaux, d\u00e9bute vers 18 mois et se manifeste surtout entre 2 et 6 ans ; l'Anses la d\u00e9crit comme une phase normale du d\u00e9veloppement.<\/li><li>Dans un essai aupr\u00e8s de b\u00e9b\u00e9s de 7 mois, 71 % mangeaient un l\u00e9gume d'abord refus\u00e9 autant que la carotte apr\u00e8s 8 pr\u00e9sentations, contre 6 % apr\u00e8s 3.<\/li><li>L'Anses retient qu'au moins huit pr\u00e9sentations sont n\u00e9cessaires pour qu'un aliment d'abord rejet\u00e9 soit accept\u00e9 ; 57 % des enfants aimaient encore ce l\u00e9gume \u00e0 6 ans.<\/li><li>Apr\u00e8s 2 ans, r\u00e9p\u00e9ter marche moins bien : dans un essai aupr\u00e8s de 332 enfants, les plus \u00e2g\u00e9s \u00e9taient plus souvent ceux qui n'y touchaient presque pas.<\/li><li>Forcer ou r\u00e9compenser est contre-productif : mieux vaut reproposer quelques jours plus tard, sous une autre forme, et manger le m\u00eame plat \u00e0 table.<\/li><\/ul>","sources_mode":"custom","sources":"<p>[1] franceinfo \u2014 Mieux manger d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge, le d\u00e9fi d'un chef cuisinier, 26 octobre 2026<br>https:\/\/www.franceinfo.fr\/sante\/alimentation\/mieux-manger-des-le-plus-jeune-age-le-defi-d-un-chef-cuisinier_8254354.html<\/p>\n<p>[2] Cerin \u2014 Le point sur la n\u00e9ophobie alimentaire chez l'enfant, 27 octobre 2026, d'apr\u00e8s Nicklaus S., Monnery-Patris S., Comment la n\u00e9ophobie alimentaire affecte-t-elle l'alimentation de l'enfant ? Origine, d\u00e9veloppement et cons\u00e9quences pratiques pour les parents et les \u00e9ducateurs, Cahiers de nutrition et de di\u00e9t\u00e9tique, 2024<br>https:\/\/www.cerin.org\/breves-scientifiques\/le-point-sur-la-neophobie-alimentaire-chez-l-enfant\/<br>https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.cnd.2023.12.003<\/p>\n<p>[3] Anses \u2014 Avis relatif \u00e0 l'actualisation des rep\u00e8res alimentaires du PNNS pour les jeunes enfants (0-3 ans), saisine n\u00b02017-SA-0145, f\u00e9vrier 2019 r\u00e9vis\u00e9 en mai 2019<br>https:\/\/www.anses.fr\/fr\/system\/files\/NUT2017SA0145.pdf<\/p>\n<p>[4] Maier A., Chabanet C., Schaal B., Issanchou S., Leathwood P. \u2014 Effects of repeated exposure on acceptance of initially disliked vegetables in 7-month old infants, Food Quality and Preference, 2007<br>https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S0950329307000523<\/p>\n<p>[5] Maier-N\u00f6th A., Schaal B., Leathwood P., Issanchou S. \u2014 The Lasting Influences of Early Food-Related Variety Experience: A Longitudinal Study of Vegetable Acceptance from 5 Months to 6 Years in Two Populations, PLoS One, 2016<br>https:\/\/journals.plos.org\/plosone\/article?id=10.1371\/journal.pone.0151356<\/p>\n<p>[6] Caton S. J. et al. \u2014 Learning to Eat Vegetables in Early Life: The Role of Timing, Age and Individual Eating Traits, PLoS One, 2014<br>https:\/\/journals.plos.org\/plosone\/article?id=10.1371\/journal.pone.0097609<\/p>\n<p>[7] Sant\u00e9 publique France, 1000 premiers jours \u2014 Le petit guide de la diversification alimentaire : Pas \u00e0 pas, votre enfant mange comme un grand<br>https:\/\/www.1000-premiers-jours.fr\/sites\/default\/files\/2021-09\/Brochure%20diversification%20alimentaire.pdf<\/p>","conclusion":"","toc_mode":"auto","author_card_mode":"auto","newsletter_mode":"auto","recent_mode":"auto","related_mode":"auto","related_ids":[],"related_title":""},"_vdl_popcash_eligible":"1","_vdl_popcash_provenance":"","footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-4807","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nutrition-bien-etre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4807","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4807"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4807\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4820,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4807\/revisions\/4820"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4804"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4807"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4807"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.centreclea.fr\/conseils\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4807"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}